Pokémon HeartGold : si j'avais été Diamant...
Par Ejis le mercredi, 11 novembre 2009, 14:45 - Je vis des hauts - Lien permanent
OMG, je suis vieux ! J'ai 22 ans, mais une sortie japonaise du 29 Août 2009 m'a rappelé à mes premières amours vidéoludiques. Après cette rechute de pokémania que j'ai largement évoquée avec mon achat et mon test de Pokémon Version Diamant, je n'ai pu résister à l'envie de me procurer cette récente production emplie de nostalgie : 『ポケット.モンスター:ハートゴルド』.
Édition du 31/08/10 : ces versions sont sorties en France sous les noms de HeartGold et SoulSilver.
Au Japon,
ce pays bizarre où tout le monde s'habille en cosplay
ou en loligoth,
et se teint les cheveux de toutes les couleurs, avec toute cette si
naturelle métrosexualité si en vogue aujourd'hui, c'est un tsunami
publicitaire que s'est abattu sur la populace durant les derniers
mois. L'on peut voir des publicités représentant de jeunes adultes,
qui ont d'ailleurs le mauvais goût de ne pas ressembler aux élèves
de première année de ma fac, évoquant avec nostalgie des jeux
sorti sur Game Boy Color il y a tout juste dix ans, et que nous
occidentaux avons appelé Pokémon versions Or et Argent.
L'on pouvait aussi entendre des musiques en chiptune
issues de ces jeux. Tout ça pour annoncer la sortie
de Pokémon
version Coeur d'Or et Âme d'Argent HeartGold et SoulSilver,
les remake
de ces jeux pour Nintendo DS.
Comme
j'ai la chance de rater ma vie en étudiant le japonais, je me suis
empressé de commander la version Coeur d'Or HeartGold, qui est arrivée chez
moi deux semaines après. J'ai eu raison de me presser, d'ailleurs,
car ces jeux étaient en rupture de stock dès leur sortie ! Je
l'ai à présent bien explorée, et comme j'ai un peu de temps, je
m'en vais livrer mon
sentiment sur Pokémon
Coeur d'Or HeartGold.
Faire du neuf avec de l'ancien…
Ce jeu est, à peu de choses près, une actualisation fidèle des versions Or, Argent et… Cristal. N'ayant pas joué à la dernière version, je n'avais aucune connaissance des ajouts qui y avaient été faits par rapport aux deux versions d'origine. J'ai donc pu découvrir quelques nouveaux personnages qui apportaient quelque chose à l'aventure. C'est là que je me rends compte que j'étais passé à côté de la version la plus aboutie de la seconde génération. Enfin peu importe, le mal est réparé une dizaine d'année après. Mais le fond est toujours le même : un jeune garçon, ou une jeune fille, part à la découverte de sa région (en l'occurence Jôto) pour y capturer des pokémon et les entraîner au combat afin de devenir un maître. Si l'on peut rester sur sa faim durant l'aventure principale, le jeu, dans son ensemble, bénéficie de toutes les innovations apportées par les troisième et quatrième générations : les monstres, les attaques, les objets, bref, tout le moteur de jeu est tel qu'il a été laissé dans Diamant, Perle et Platine. Une différence, toutefois, dans le moteur de combat, puisqu'on assiste au retour de celui des trois premières générations, qui propose donc de changer de pokémon une fois qu'un monstre de l'équipe adverse a été vaincu.
Il y a quelques
ajouts intéressants, cela dit. Maintenant, notre personnage est
suivi par le premier pokémon de son équipe. Cela permet d'évaluer
rapidement son bonheur aux côtés du dresseur (utile pour certaines
évolutions). J'avais peur que ce soit un peu superflu, voire gênant,
mais la bestiole n'est pas encombrante, et permet
de savoir rapidement qui apparaîtra en combat.
Ces versions ont
décidé de mettre l'accent sur la présence des pokémon avec le
dresseur. J'en veux pour preuve le petit objet livré avec le
jeu : le Pokéwalker. Ce petit appareil, qui communique par
infrarouges avec la cartouche, permet de garder un de ses pokémon
dans sa poche. Un compteur de pas permet de cumuler des watts
permettant de débloquer de nouveaux lieux dans le Pokéwalker. Dans
ces lieux, on peut obtenir de nouvelles récompenses dans les
mini-jeux, qui sont au nombre de deux :
le premier, qui coûte 10 watts, consiste à trouver un pokémon dans les hautes herbes et à l'affronter dans une simple lutte où il faut arriver à faire baisser la barre de vie du monstre pour le capturer. Une fois ceci réussi, le pokémon peut être envoyé dans la cartouche, complétant ains le Pokédex ;
dans le second, qui coûte 3 watts, le joueur bénéficie de deux essais pour trouver dans quelle boîte l'objet est caché. Les textes permettent de savoir si on « brûle ». Cet objet peut lui-aussi être envoyé dans le sac du dresseur.
Le Pokéwalker est donc plus qu'un gadget, puisqu'il est complémentaire du jeu. De plus, le fait de marcher donne de l'expérience au pokémon, ce qui permet de le faire monter de niveau tout en allant à l'université.
À la place des concours de mode, présents depuis la troisième génération, on peut trouver le Pokéthlon. Il s'agit d'un centre de mini-jeux vraiment amusants, comme une course, un foot, une capture de drapeaux, etc. Ceux-ci permettent de gagner des objets.
Il y a bien sûr un mode multijoueur réunissant toutes les activités de la version Platine, ainsi que le Pokéthlon.
…du très neuf, techniquement !
Graphiquement,
c'est un véritable délice. Ma principale crainte était que
l'édition DS de ma version favorite prenne un côté « carton
pâte ». Le moteur graphique reste inchangé dans sa
conception : sur le terrain extérieur, c'est toujours de la
2,5D, mais avec une telle finition que l'on ne se rend plus compte
qu'il s'agit de modèles simples sur lesquels on a apposé des
textures, tant ces dernières arrivent à donner l'illusion qu'on est
encore dans une simple et belle 2D. J'ai vraiment été époustouflé
par la beauté de certains décors, qui pour la plupart étaient
tellement fins que l'on pouvait même ressentir un très léger
ralentissement en marchant ! C'est très appréciable, car cela
fait de cette version la plus aboutie du point de vue du rendu de
l'identité visuelle de chaque lieu exploré, ce que la version Diamant n'avait
pas complètement réussi à faire.
On remarquera au passage que les
hautes herbes ressemblent vraiment à des hautes herbes, et non à
des espèces de buissons ingrats, comme c'était le cas depuis les
versions Game Boy Advance.
Le terrain intérieur (maisons) est
toujours en 2D, mais tout aussi réussi que les textures
extérieures.
Les combats, quant à eux, restent inchangés :
mis à part un meilleur rendu des menus, ce sont les mêmes
animations que dans Diamant et Perle. Cependant, on peut remarquer
que l'animation des pokémon qui arrivent sur le ring est bien plus
fluide, et que certains dresseurs... ont des animations tout court.
De plus, certains effets barbants comme la tempête de sable ou la
pluie ont été raccourcis, si bien que je ne les ai pas désactivés,
cette fois-ci.
J'ai toutefois un bémol a souligner : sur les versions Or et Argent, j'étais assez fan du design du rival. Sur ces remake, j'ai été déçu par son nouveau look de tapette métrosexuelle, qui le fait plus passer pour une petite mauviette capricieuse que pour une racaille de grand chemin… Grrr, j'ai envie de lui foutre des claques, à ce morveux !
Musicalement, Masuda Jun'ichi, toujours aux commandes, a réussi à rendre les musiques Game Boy plus attachantes. Étant amateur de la bande son, j'ai été grandement satisfait par les arrangements, qui parfois apportaient une dimension supplémentaire à des musiques déjà sympathiques. J'ai été cependant un peu mitigé sur les musiques de combats, qui n'étaient pas tout à fait comme je l'espérais. On peut remarquer que Masuda a un tic sur cette bande son : il fait toujours une pause de quatre mesures, voire plus, entre l'intro et le début de la mélodie, ce qui n'est pas toujours une réussite.
Mais jusqu'à
présent, il n'y a pas d'amélioration technique fulgurante, alors
pourquoi suis-je emballé à ce point, si ce n'est par nostalgie ?
Tout simplement parce que s'il y a un apport qui peut placer
Pokémon Coeur d'Or HeartGold au dessus de toutes les
versions sorties jusqu'ici, c'est le maniement !
Rappelez-vous de ce que j'en disais sur mon test de la version
Diamant... hé bien oubliez : les menus hors-combats ont été
complètement refaits, et pour le meilleur.
Désormais, l'écran
tactile ne sert plus à afficher des informations dispensables telles
que l'heure ou l'équipe : il héberge un menu complètement
tactile ! Finie la prise de tête avec les boutons, tout se
gère au stylet : l'équipe, l'utilisation des objets, leur
classement, le Pokédex, la sauvegarde, etc. Tout se fait de manière
intuitive et confortable ! C'est comme s'ils avaient décidé de
faire de la version Coeur d'Or HeartGold ce qu'ils auraient dû faire pour Diamant :
un vrai jeu pour la DS. Il y a même un petit bouton A tactile au cas
où on aurait la flemme de ranger le stylet pour poser son pouce sur les boutons. En outre,
il est possible de mettre deux objets en raccourci, contre un
seulement auparavant, ce qui constitue un véritable progrès.
Ce
nouveau menu tactile est tel que j'ai vraiment du mal à revenir à
celui de Diamant…
Par ailleurs, si dans les versions
précédentes, il fallait garder le doigt sur le bouton B pour
courir, un petit interrupteur a été ajouté pour que l'on puisse
courir en permanence. C'est la première fois que je me sens moins
fatigué de courir dans un jeu !
Conclusion
J'ai vraiment éprouvé, et j'éprouve encore, du
plaisir à jouer à Pokémon Coeur d'Or HeartGold qui, malgré
le fait qu'il n'est pas tout à fait nouveau, peut être considéré
comme la meilleure version jamais sortie, tout simplement parce qu'il
réunit la légende des versions Or, Argent et Cristal avec tout ce
qui a été imaginé par la suite dans la série. Alors qu'à
l'époque de la troisième génération, j'avais été déçu que les
versions Verte et Rouge aient été préférées aux versions Or et
Argent pour un remake sur Game Boy Advance, je me dis que ça
vallait vraiment le coup d'attendre de pouvoir lire le japonais que
la DS soit exploitée à son maximum !
Pokémon versions Coeur d'Or HeartGold et Âme d'Argent SoulSilver sortiront au
printemps 2010 en France, et gageons que certains vieux fous comme
moi se jetteront dessus pour les redécouvrir !






Commentaires
Yop,
Pour moi les meilleurs, c'etait les versions rouges et bleues (a la rigueur rouges machin et vert truc). Meme si crystal etait pas mal. :p
Eh bien c'est gagné, à cause de toi et de ton très bon test bien complet, me voilà à ronger les murs en attendant le printemps...
Même si je parie qu'ils nous feront un remake de Cristal (qui reste pour moi le meilleur Pokémon à ce jour); ce sera impossible d'attendre tant tu m'as donné envie d'y jouer!
Moi j'ai lâché les Pokémons depuis un moment, par contre c'est pour le futur nouveau Golden Sun "The Sun rises again" que je bave d'impatience.
D'ailleurs Ejis si tu te sens l'âme d'un testeur quand il sortira, n'hésite pas à écrire un article aussi détaillé.
Salut,
moi-aussi, j'attends ce Golden Sun avec beaucoup d'intérêt, et il sera mien dans sa version japonaise. Mais j'ai prévu d'autres tests en attendant. C'est pas la DS qui manque de bons jeux.
J'adooooooooooooooooore heartgold et soulsilver